Tout le monde connait la vitamine C. Consommée dans les états fébriles, pour se sortir de "coup de pompe" ou pour booster son système immunitaire, ces connaissances de la vitamine C sont bien loin de refléter ses nombreuses vertus.
D'abord connu par la découverte de son pouvoir contre le scorbut, c'est en 1907 qu'elle fut identifiée par Funk et ensuite nommée vitamine C par Drummond. Et c'est en 1928 que l'acide ascorbique pure fut synthétisée en laboratoire par Albert Szent-Györgyi (biochimiste hongrois, prix Nobel en 1937).
Outre son action anti-infectieuse par stimulation des capacités de défense des globules blancs et la production d'interférons beaucoup de ses autres propriétés bénéfiques sur notre organisme sont restées dans l'ombre pendant longtemps. Celle que l'on appellera aussi acide ascorbique se révèlera indispensable pour la résistance et la fléxibilité de la peau, indispensable également pour lutter contre l'anémie car l'absortion de la vitamine C aide à la captation et à la fixation du fer, ainsi que l'oxygénation des cellules.
La vitamine C transforme aussi le cholestérol en acides biliaires permettant la réduction de ses excédants. On a constaté également un effet régulateur de l'insuline et son rôle dans l'utilisation des protéines, hydrates de carbone et autres graisses. Elle est aussi anti-allergique car elle empêche la formation excessive d'histamine et accélère son évacuation.
Quand a-t-on besoin de se supplémenter en vitamine C ?
Et bien, il faut savoir se qui détruit la vitamine C, car dans une alimentation variée en fruits et légumes nos apports devrait être suffisants. Ainsi, le tabac, l'alcool, le café, les anti-dépresseurs, l'aspirine et les oestrogènes détruisent la vitamine C. Une cigarette, par exemple, détruit 25mg de vitamine C. Le stress et les activités sportives intensives sont aussi gourmandes de vitamine C.
Egalement, les temps trop longs entre la cueillette des fruits et légumes et leur consommation. En effet, dans les végétaux, une enzyme particulière détruit la vitamine C en l'oxydant. C'est pour cela qu'il vaut mieux ébouillanter les fruits et légumes 2 ou 3 minutes maximum pour leur conservation si on ne les consomme pas rapidement après leur cueillette. L'idéal, c'est de manger cru et frais, bien entendu !
La vitamine C, mais à quel dosage journalier ?
Tout ceci, vous l'aurez compris, montre que notre vie moderne nous oblige à nous supplémenter en vitamine C. Evidemment, tous les individus n'ont pas la même vie et ne se ressemblent pas et nos besoins sont différents. Ce qu'il faut savoir néanmoins, c'est que la vitamine C diminue de moitié toutes les 5 heures et demi. Entre 10 et 60mg, on évite le scorbut. Ainsi, 200mg sont largement suffisant quand on est en bonne santé et que l'on utilise pas les substances destructrices citées plus haut. Il est préférable de fractionner en 4 fois la prise, car l'excédant de vitamine C utilisé par l'organisme en fonction de ses besoins du moment retourne dans les urines. On ne stocke pas la vitamine C.